Le Réseau Associatif des consommateurs de l’Energie (RACE) que j’ai le privilège de diriger reçoit depuis quelques temps de nombreuses plaintes d’usagers qui accusent ENEO de se prêter à un jeu malsain avec la Direction des impôts pour identifier les propriétaires fonciers et leur faire payer une taxe foncière. ENEO qui peine pourtant à assurer son cahier de charge vis à vis des consommateurs de l’électricité aurait donc trouvé une nouvelle occupation pour meubler son oisiveté tant décrié. Nous pensons au RACE que l’attitude d’ENEO fait partie d’un plan savamment orchestré pour flatter le gouvernement et bénéficier d’une révision de son contrat qu’il souhaite voir prolonger pendant longtemps encore. Le RACE engagera dès le début de l’année 2017 une série d’actions avec d’autres organisations de la Société civile pour dénoncer le contrat de concession d’ENEO et s’opposer à une quelconque révision de cette concession. Nous appelons tous les consommateurs de l’électricité à se joindre à nous dans ce combat.

Voici à la suite une des plaintes reçues par le RACE

bjr presi RACE

Il y a un phénomène que je ne comprends pas dans ce pays. La Direction Générale des Impôts utilise des releveurs d’ENEO pour évaluer les terrains bâtis et non bâtis dans les quartiers, en vue du paiement de la taxe foncière. Quelle expertise ces releveurs ont pour évaluer les investissements? Sont-ils subitement devenus des ingénieurs en bâtiments et travaux publics? Ont-ils été formés pour l’évaluation des coûts des maisons? Questions sans réponses pour le moment. Les maisons dont localisées à partir des branchements ENEO. Si vous avez la malchance que votre voisin demande votre case pour placer son compteur et qu’il a des consommations élevées, ils se baseront sur tout ça pour vous facturer votre taxe foncière. Autre curiosité, si vous avez un bâtiment à deux appartements et que chaque appartement à un compteur ENEO, portant des noms différents, ne soyez pas surpris de recevoir deux quittances de taxe foncière. Ce qui m’a plus ici c’est que pour une même maison, deux quittances sont arrivées avec deux montants différents. Sur la première, l’investissement est évalué à 7.200.000 Cfa (soit 7.200 Cfa de taxe à payer) et sur la seconde, elle est évalué à 6 millions, soit une taxe de 6000 à payer.

La différence est très grande, 1,2 million de Cfa pour l’évaluation du coût de construction de la même maison. Comme si cela ne suffisait pas, bien que la maison soit localisée et l’investissement évalué, il vous est demandé de verser encore 5.000 Cfa (sans reçu), de frais de localisation. Cet argent entre dans quelle caisse? Celle de la Direction Générale des Impôts/Etat, des agents des impôts ou la commission des releveurs d’ENEO qui ont déjà localisé la maison? Tout cela ressemble à la provocation des citoyens. Vivement que le gouvernement s’explique sur cette situation. Car mieux vaut tard que jamais. Les remous sont perceptibles dans les services des impôts, tel un volcan en ébullition.

Charles Cacharel Ngah Nforgang: Journaliste camerounais

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